dimanche 15 juin 2008

Yakayalé au pays des cerises...

Ça y est, Yakayalé, est enfin arrivé à son port d’attache, le Port aux Cerises, à Draveil, à 500m de la maison…

Le trajet Sens / Draveil, s’est fait sans encombre, rien à voir avec le Rhône à contre courant… Sur le trajet Port St Louis / Valence, nous avancions entre 3 et 7 km/h, cette fois-ci, nous sommes passés à une moyenne de 10km/h environ… comme quoi il vaut mieux être dans le bon sens !!! Quant aux écluses, certes il y en a plus, mais elles sont moins grandes, avec beaucoup moins de dénivelé, on peut s’amarrer à l’avant et à l’arrière, c’est donc moins fatiguant. Surtout que cette fois-ci, on avait du renfort… Les enfants ont fait leur première navigation sur Yakayalé, Julien a donc pu participer aux manœuvres, et aussi notre ami Pierrot, qui ne nous a pas donné sa plume, mais un bon coup de main ! Chacun sa place pendant les manœuvres, et même les écluses à quais inclinés de l’Yonne nous ont paru un jeu d’enfant.


Tout le monde à son poste...
On aurait pu faire le trajet en 2 jours, mais nous n’étions pas pressés… Le premier jour ne nous ayant pas vraiment gâté au niveau météo, la pluie a eu raison de nous et on s’est arrêtés à Montereau. Le ponton d’arrivée était tellement mouillé et glissant qu’un concours de vol plané a été organisé… La palme d’or a été décernée à Richard qui, en sautant le premier pour amarrer le bateau, nous a fait une tentative de double salto arrière pour se retrouver allongé sur le ponton… Deuxième place pour Hugo qui nous a fait une belle glissade avec réception sur les fesses. Quand à Pierrot, je crois qu’on peut lui décerner le prix du mérite pour la plus belle gamelle évitée de justesse… de la haute voltige !

Quand la pluie s'en mêle...

Le petit port de Montereau... charmant par temps sec...

Pour le deuxième jour, le temps s’étant nettement amélioré, nous avons fait une longue escale à Samois sur Seine pour rejoindre Pierre et Cathy, l’occasion d’organiser un apéro / pique-nique bien sympa, et de discuter de nos projets respectifs (eux aussi comptent faire un break de quelques mois avec leurs enfants en 2010…). Du coup, nous ne sommes pas allés plus loin que Melun, malgré les protestations des enfants, car demain, c’est lundi et c’est l’école ! Quant à nous, nous avions prévu un jour de congé au cas où…

Pierre, Cathy et leur petite famille à bord

Donc, un petit trajet en train pour rentrer à Draveil passer la nuit, et le lendemain c’est donc à deux que nous avons terminé les derniers kilomètres restants. Encore 3 écluses à franchir, mais même à deux, les écluses de la Seine à ce niveau sont très facile à franchir… Enfin, comme il fallait bien qu’on ait notre petite dose d’adrénaline, on a eu quand même notre petite frayeur à la dernière, celle d’Evry… Petit problème technique au niveau de l’écluse, donc on s’amarre juste avant à couple d’une des deux péniches qui attendaient elles aussi. Au moment de rentrer, une troisième péniche fait son apparition qu’on laisse donc également passer. Pas grave, l’écluse est assez grande pour tout le monde, on s’engage donc pour se mettre derrière, côté droit… La manœuvre était presque finie lorsqu’on voit l’éclusier débouler sur la passerelle au-dessus : « non, non, il faut vous mettre de l’autre côté ! ». Effectivement, au loin, un autre bateau de commerce géant arrivait… c’est malin, il aurait pu nous prévenir plus tôt ! Nous voilà donc obligés de faire marche arrière, chose qui n’est pas si évidente que ça, surtout dans une écluse… A peine arrivés péniblement de l’autre côté, rebelote, l’éclusier revient nous voir (décidémment, il nous en veut !) : « Non, finalement, il faut vous mettre au milieu, j’ai un commerce de 78m qui arrive ! » Nous voilà repartis pour nous amarrer de nouveau à couple de la même péniche que tout à l’heure, et donc, après de longues minutes d’attente, c’est au milieu de 6 péniches et d’une écluse pleine à craquer que nous sommes passés. Pas un mètre de libre, les portes se refermaient tout juste ! Et lorsque la porte s’est ouverte devant, on s’est retrouvés carrément pris en sandwich, les grosses coques se rapprochant dangereusement de notre petit voilier… ouf, pas de casse, mais quelles émotions ! Et ça nous a donné l’occasion de faire la connaissance de mariniers bien sympa… D’ailleurs, petite publicité au passage, si ça vous intéresse, la péniche Kairos est une des rares qui fait chambre d’hôtes… (voir le lien dans la rubrique « autres sites » ci-contre). Bon, il y a aussi Yakayalé, c’est gratuit pour vous, mais c’est beaucoup plus spartiate, et beaucoup moins rapide !

Yakayalé bientôt pris en sandwich...

La dernière épreuve fut l’entrée dans le port de Draveil, qui nous paraissait beaucoup plus grand vu de la rive… Richard s’est chargé de la manœuvre, parce que Lydie déclare souvent forfait lorsqu’il s’agit de marche arrière, et l’épreuve forcée et imposée de l’écluse d’Evry lui avait amplement suffit ! Nous voilà donc amarrés, pour un bon bout de temps cette fois, au ponton C du Port aux Cerises, prêts à vous recevoir ! Les visites, d’ailleurs ne se sont pas fait attendre… Des le lundi soir, Julien sorti de l’école a averti les voisins, et Hugo aussi a reçu la visite de son meilleur copain avec ses parents. Notre collègue et voisin François est également passé. Et ce week-end, c’est Pascale et Maxence, maman et petit frère de Julien, qui sont de passage, ainsi qu’une bonne partie de sa famille, en tout 6 enfants à bord pendant un moment !

Hugo a retrouvé son copain Malcolm

Y'a du monde à bord !

La place favorite des enfants...

Et Pascale qui se croit sur la plage de Collioure...

Merci à Alex également pour sa venue et son aide, car Richard s’est lancé dans le repérage/ démontage du circuit électrique existant. Ils ont également pris livraison des 2 nouvelles batteries de 66kg chacune à installer à la place… Ce week-end, c’est donc vidage complet du bateau pour pouvoir bosser facilement à l’intérieur. Pour ceux qui vont venir, attendez vous donc à voir l’intérieur en chantier, autant qu’à l’extérieur… car du coup, le ponçage n’est toujours pas terminé !!! Mais bon, on vous attend tout de même … on a laissé quelques bouteilles dans les fonds, et les verres sont toujours à bord !!! A bientôt !

mardi 3 juin 2008

Histoire (presque) sans paroles

Y'a du boulot !!!

Bourreaux d'enfants !!!

Le ponceur de Rodin...

Et voilà le résultat !!!


Après tous ces week-end passés à Sens, on a quand même réussi à avancer un peu dans les travaux... Et le week-end prochain, direction Draveil... Alors pour ceux que ça interesse, Yakayalé se trouvera au Ponton C du Port aux Cerises à partir du 10 juin !!!





mercredi 14 mai 2008

Yakayalé en chantier

Bon alors enfin quelques nouvelles du front… oui j’en vois déjà quelques uns qui s’ennuyait ferme… Mais que devient Yakayalé ? Il s’est encore enfui par la route ? Il est allé s’amarrer sous la Tour Eiffel? Eh bien non, il se plaisait tellement avec ses nouveaux voisins à Sens qu’il y est resté !!! Faut dire qu’il est entouré de congénères bien sympathiques, de toutes les nationalités… Beaucoup d’anglais (faut dire que le patron du chantier est de là-bas), et même un australien ! Deux semaines de vacances nous ont permis de faire la connaissance d’un peu tout le monde, notamment de Gérald et Flo, marins passionnés, qui a eux deux totalisent 4 bateaux… Gérald et sa Géraldine ont un beau projet de voyage eux aussi, mais beaucoup plus ambitieux que nous, ils ont acheté un voilier de 13 mètres qu’ils vont totalement rénover , ils se sont donnés 4 ou 5 ans pour tout refaire et partir avec, et pas seulement pour un an !!!

Gérald et Flo à bord de leur Gédéhon

et leur chienne Vavang, l'amie des enfants...

Ne croyez pas que nous avons passé tout notre temps entre apéro et barbecue avec Gérald et Flo… en fait, il y a eu beaucoup de petites pauses pour emprunter ou rendre un outil… d’ailleurs ils sont devenus nos fournisseurs d’outils attitrés… car c’est bien connu, on ne travaille bien qu’avec un bon outil… encore faut-il trouver le bon !!! Il nous a bien fallu 5 jours pour réussir à enlever toutes les plaques d’anti-dérapant sur le pont. Il y en avait beaucoup qui se décollaient, on pensait donc la chose aisée…. C’est à coups de marteau sur une spatule qu’on a pu y arriver… et tout ça sous un soleil de plomb ! (+ de 30°C… d’où une énoooooorme pause entre 13h et 16h…et quelques coups de soleil en prime !) Maintenant il s’agit d’ôter les traces de colle restantes qui résistent au décapant… Après les coups de marteau c’est la ponceuse que les voisins entendent à longueur de journée ! C’est un peu pour ça que nous ne nous sommes pas plus avancés vers Draveil… Au moins, sur ce chantier, tout le monde est plus ou moins là pour faire des travaux sur son bateau, pas trop de risque de déranger les autres !!!

ça bosse dur !!!

mais non, elle n'est pas en train de bronzer !

même les enfants travaillent à bord !

Entre autres travaux, nous avons également changé la cuvette des WC et les canalisations (nous avons maintenant un WC musical, car la cuvette étant en plastique, elle fait d’harmonieux couinements quand elle reçoit l’auguste postérieur, je suppose que la tonalité de la note varie avec le poids du bienheureux … quel bonheur !). A noter qu’on est en train de rédiger le mode d’emploi de la chasse d’eau, destiné aux visiteurs, qu’on affichera sur la porte… une saine lecture ! Toujours côté confort, mais cette fois c’est presque du luxe, la télé est maintenant installée avec son antenne extérieure, on a même la TNT ! Bon, je sais, en pleine mer, elle ne captera pas grand-chose… Mais il y a un lecteur DVD intégré… Reste à trouver de bonnes batteries pour assumer tout ça !!! Avec ça, le nouveau traceur / GPS et le radar sont montés, mais pas encore câblés, on fera tout en même temps que la pose des batteries.
Enfin, pour la venue à bord du petit Hugo, on a préparé son petit coin couchette en posant une toile anti-roulis qui l'empêchera de tomber en cas de gîte, vous savez, quand on va rouler sur le voisin ou à l’autre bout de la couchette (la sienne ne fait que 80 cm de large, alors…) On ne te laissera pas tomber, Hugo ! Ah oui, et j’allais oublié la déco… le remplacement des rideaux qui s’effectue petit à petit, et on a même eu le temps d’aller acheter du tissu pour remplacer ceux des coussins actuels, prêts à rendre l’âme !

Avant...

Après !!!

Côté visites, le bateau se rapprochant de Paris (Sens est à 120km environ), on constate l’arrivée des plus curieux qui ne peuvent pas attendre… D’abord Mamie Tonia, venue passer quelques jours, et qui elle aussi va travailler (c’est elle qui va s’occuper des coussins à rénover !) Ensuite, un petit passage éclair de la famille Pataky, tout droit venue du Morbihan, en route pour la Bourgogne, et qui lors de leur transit par Sens nous ont livré un délicieux far breton que nous nous sommes empressés de déguster… Enfin Carole, qui piaffait d’impatience de nous rejoindre pour la peinture… mais bon, il va falloir patienter un peu ma belle ! Je la soupçonne aussi de vouloir piquer la place à Hugo, tellement elle était admirative de la couchette… Fais gaffe Hugo !!!

Le calme de l'Yonne est propice à la lecture, n'est-ce pas, Mamie ?

La famille Pataky est au rendez-vous

(à noter l'ancienne cuvette des WC posée sur le pont...)

Allez, ça va, Patrice, on n'avait pas dit soirée costumée...

Vous avez 10 secondes pour deviner ce qu'il y a dans les verres...

Enfin, avis aux amateurs, nous sommes encore à Sens au moins tous les week-end du mois de mai. Après, lorsqu’on aura mis à nu tout le pont et terminé les travaux bruyants, peut-être pourrons nous enfin le ramener à Draveil et faire découvrir notre Yakayalé à tout le monde !!!

A très bientôt !!!

samedi 12 avril 2008

Yakayalé sur la route !

Pour ceux qui suivent sur une carte, nous avions laissé Yakayalé à Cruas, petit village d’Ardèche, en attendant que le Mistral se calme et que le débit du Rhône tende à la baisse… Pas facile de trouver la bonne période qui colle avec la météo, le boulot, et les impératifs familiaux ! Enfin, la décision est prise, nous redescendons le samedi 29 mars…
Dès le lendemain, on reprend notre remontée vers le nord. Fini le Mistral, le vent souffle maintenant vers le nord, il est donc sensé nous pousser… Mais en fait, avec le courant qui est toujours aussi fort contre nous, le phénomène est assez bizarre… on avance en crabe, sans arrêt en train de redresser la barre… Résultat, on n’avance pas plus vite qu’avant, et on parcourra les 30 kilomètres qui nous séparent de Valence en 6 heures ! En plus de ça, les 2 écluses franchies n’ont pas été de tout repos (Aurions nous déjà perdu l’habitude ?). Bref, dès le premier jour le moral de l’équipage est en berne (enfin surtout celui de Lydie !) A cette allure là, une semaine ne suffira pas pour rejoindre Chalons sur Saône…

Le port de Valence, avec les couleurs du printemps...

La nuit porte conseil, dit-on, c’est donc avec sagesse que nous avons écouté la parole de ceux qui nous disaient depuis longtemps : "Mais pourquoi ne l’avez-vous pas fait monter par camion depuis Martigues ?" Le prix du transport nous avait toujours dissuadé, mais là, le Rhône en hiver aura eu raison de nous !!! Valence étant un grand port avec tous les services de grutage nécessaires, c’était le moment ou jamais… La journée du lundi sera donc passée au téléphone pour trouver le transporteur le moins ruineux… et un port d’arrivée qui veuille bien accueillir un gros bateau sur un gros camion !!! Ce n’est pas possible à Draveil, notre choix se portera donc sur un chantier à Sens, moins cher qu’en proche région parisienne, et une centaine de kilomètres avant, ce qui nous fait donc un peu moins cher au niveau du transport… Et ne rigolez pas, pour gagner encore quelques euros, on accepte de servir de voiture-pilote, non, non, pas pour jouer les pilotes de course, mais pour rouler devant le camion, vous voyez, avec les gyrophares et le panneau "convoi exceptionnel" ! Le problème, c’est que nous sommes venus en train, il faut donc rentrer à Paris pour récupérer notre voiture… De toute façon, nous avons le temps puisque le transporteur ne peut venir que le lundi suivant. Alors comme il fait beau en ce mardi matin, et que l’entrée de l’autoroute est à moins d’un kilomètre du port (beaucoup plus près que le centre ville et la gare en fait !), Richard va donc user de tous ses charmes pour arrêter les voitures au péage (voir la photo). Une première voiture nous emmènera jusqu’au centre de Lyon, une deuxième à la sortie de Lyon, et une troisième jusqu’à Villefranche sur Saône. Malheureusement, notre chance s’arrêtera là... eh non, nous ne sommes pas encore parfaits pour nous engager sur Pékin Express… Comme nous n’avons pas envie de dormir dehors, on terminera l’aventure en train.

Peut-être avec la barbe en moins...

Pas question de reprendre le boulot pour le reste de la semaine, on en profite pour emmener les enfants à la fête foraine (sous la pluie…) et fabriquer un nouveau support pour le mât sur le bateau – eh oui car bien sûr, si on veut que ça passe sous les ponts, il faut démonter le portique sur lequel était fixé le mat, et trouver autre chose pour le soutenir… Nous voici repartis le vendredi vers Valence, la voiture chargée des outils qui nous manquaient. Le samedi sera occupé à démonter tout ce qui était fixé sur le portique (panneau solaire et antennes diverses) et nous n’y serions jamais arrivés sans notre précieuse bombe de dégrippant (ah ça ne risquait pas de s’envoler !). Mais pour démonter toutes ces antennes serties avec le câble il a fallu encore ôter tout le revêtement intérieur sur tout le parcours des câbles. Que de travail ! Pour finir, nous n’avons plus qu’un appareil qui marche, c’est le sondeur… Bon c’est sûr, tant qu’on reste sur les rivières, il nous sera plus utile que le GPS !
Dimanche, journée détente, l’excitation est grande, nous recevons aujourd’hui nos premiers amis visiteurs sur Yakayalé, Nathalie et Jean, avec leurs deux petites schtroumfettes Margot et Emilie, sans oublier la chienne Sari qui elle, ne sais pas trop quoi penser de tout ça (c’est quoi ce sol qui bouge ? Je saute ou je me couche ?) Finalement elle ira par 2 fois dans l’eau pour rejoindre les canards qui peuplent le port de Valence... Les filles, quant à elles se sentent à l’aise, elles découvrent toutes les pièces du bateau, mais pas facile de jouer à cache-cache dans un espace aussi petit… Alors elles jouent aux aventurières: "On va où aujourd’hui ? À Belle-Île ? En Afrique ?" Tout ça sous les ordres du capitaine Jack-Richard-Sparrow, et son équipage de Polly Pockets…
Si on passait à l'abordage? Y'a peut-être un trésor à bord?

Euh... Comment je fais pour entrer dans cette drôle de niche?

Mais comme notre devise à bord du bateau est "A chaque jour sa petite galère", évidemment aujourd’hui n’échappe pas à la règle… Alors que depuis le matin Lydie s’efforçait de préparer un repas correct avec les moyens du bord… Paf, plus de gaz ! Et nous sommes dimanche, aïe, aïe, aïe ! Ça tombe mal ! Heureusement, super Nathalie, toujours prévoyante, qui devait amener une petite entrée, avait en fait préparé une énoooorme salade… Nous aurons donc quelques légumes à manger, au lieu d’une ratatouille à moitié cuite… et puis on avait eu la géniale idée d’acheter un poulet rôti déjà cuit, et de préparer le dessert avant la ratatouille… Ouf, sauvés ! (Enfin, quand même, ça énerve !) Merci aussi à Jean pour le dernier coup de main pour descendre le portique et le coucher sur le pont. Encore un obstacle de plus à enjamber… Bientôt on pourra faire un jeu genre "parcours du combattant"… Passer sous le mat, enjamber le portique, sauter dans le cockpit, attraper l’amarre, repasser sous le mat et sauter à pieds joints sur le ponton… ça c’est du sport ! Ah oui, et j’oubliais le coup de la cafetière italienne qui nous a aussi complètement lâchés ce jour-là… Alors le café a l’eau chaude du robinet et à moitié filtré… Je me demande si Nathalie et Jean vont oser revenir !!!

Miam...Miam... Après ça un bon café!!!

ça fait tout vide sans le portique...

Lundi matin, 9h30 pétantes, on est fin prêt, on emmène Yakayalé dans la darse pour qu’il soit à nouveau emporté dans les airs et déposé en douceur sur le camion. Nous faisons la connaissance de Norbert, le transporteur, lui aussi passionné de bateau, du coup c’est lui qui s’occupe de tous les bateaux à convoyer, avec son œil de spécialiste il cale tout ça avec précision. Notre chère "Titine" (la voiture !) est décorée de 2 gyrophares et d’un beau panneau sur le toit, nous voilà prêt à ouvrir le passage… Norbert nous explique comment bloquer les voitures d’en face si l’on passe sous un pont un peu trop étroit ou un virage un peu trop serré (oh la la, finalement c’est risqué comme métier !) On doit passer derrière si la route passe en 4 voies, et redoubler si elle repasse à 2… Car bien sûr, vous l’avez deviné, on remonte par la nationale… On démarre après le déjeuner et on roulera pendant 7 heures (avec une grosse pause, tout de même) tout ça sans encombre, pour arriver le soir au dessus de Nevers. Et bien sûr comme le veut la tradition, on s’arrête dans les célèbres restos « routiers », histoire de voir si le dicton dit vrai… eh oui, on confirme, les routiers sont vraiment sympas !!!

Plus de 2 heures de préparation, il faut bien ça !

Pour la première fois de sa vie, Yakayalé fait du 70km/h!!!

Petite nuit dans le bateau sur le parking, sans chauffage (mais après les 3 jours à Viviers, on est habitués) et le lendemain on repart à 7h30, bon pied bon œil ! Du coup, à 10 heures on est déjà à Sens… On découvre le chantier, un peu affolés au départ parce qu’il y a des bateaux dans tous les sens (normal, on est à Sens !) Ce n’est pas un port donc les bateaux sont tous un peu amarrés n’importe comment, les uns aux autres, et on contemple avec angoisse le petit espace dans lequel le bateau va être déposé, et la grue qui n’est pas du tout comme celle utilisée à Valence où Martigues… Ici le bateau n’est pas emmené tout droit, les lanières se rejoignent en un point central unique, ce qui fait que le bateau tourne dans les airs… c’est assez impressionnant, au point que Lydie est parfois obligée de fermer les yeux pour ne pas voir ce qui se passe !!! Mais les gens qui sont là sont bien des professionnels et on voit qu’ils ont l’habitude… Yakayalé est posé comme il faut, dans les quelques m² de libres... On aura encore quelques émotions pour le sortir du petit chenal formé par les autres bateaux et l’amarrer au bout, mais il faut croire que ce ne devait pas être si compliqué que ça… Encore une nouvelle aventure qui s’achève bien pour Yakayalé, il ne nous reste plus que 3 ou 4 jours pour rejoindre Draveil, mais nous devons attendre encore un peu car la place que nous devions prendre au port n’est pas encore libre. Yakayalé fera donc un petit séjour avec ses copains bateaux à Sens, sur l’Yonne. On espère le récupérer début mai.
ça passe!!!

Les nouveaux voisins de Yakayalé... Moins luxe qu'à Valence!!!

A + donc !

mercredi 12 mars 2008

Yakayalé y'a qu'à partir !!!

Enfin, ça y est, notre brave Yakayalé à rejoint son milieu aquatique, et le voilà parti pour un long, long périple... On nous avait dit que lorsqu'on devient propriétaire d'un bateau, ce sont les ennuis qui commencent, nous avons donc pu vérifier pendant ces 2 semaines de vacances... Voici un (long) résumé de nos (més)aventures...

Samedi 23 février
Après avoir confié les enfants à la famille, rendez-vous à Martigues pour prendre définitivement possession de Yakayalé. Démâtage du bateau sans problème, le mat est démonté, saucissonné, et ficelé le plus solidement possible sur le bateau, il dépasse de plus d'un mètre à l’avant et à l’arrière et on se doute bien que ça va être un gros handicap pour cette longue navigation pour rejoindre Draveil !

Faut bien viser !!!
Dimanche 24 février
Journée passée aux derniers préparatifs, vérification du matériel, grattage de l’ancien nom du bateau, un petit coup de peinture, et hop ! De belles petites lettres à coller pour apposer son nouveau patronyme « Yakayalé ».






Waow ! Ça jette !






Lundi 25 février
Première galère d’un voilier …
Mise à l’eau de notre yacht (et de son fond de cale..) en début d’après-midi, essai de la quille, qui telle une baleine rejette un merveilleux jet d’huile à chaque coup de pompage (car comme les Shadocks, nous devons pomper pour la remonter!), découverte d’une voie d’eau grosse comme un doigt au niveau du « presse étoupe » (pour ceux qui découvrent, c’est la pièce qui fait la liaison entre l’intérieur et l’extérieur du bateau sur l’arbre d’hélice, donc souvent la source des voies d’eau sur un bateau…). Sortie du bateau pour remise sur le plancher des vaches (…des journées vaches...). Nous voilà bloqués jusqu au lendemain car technicien du port est en congé !

Mardi 26 février
Bobby, le technicien arrive de bonne heure à notre secours et le verdict tombe : il faut démonter tout l’arbre d’hélice afin de pouvoir changer le presse étoupe, ça prendra toute la journée. Version pessimiste : trou dans le bateau, trou dans le portefeuille et petit coup au moral… Version optimiste : Tout ça aurait bien pu se produire en plein milieu du Rhône, sans personne pour nous aider !

Bobby notre sauveur...
Mercredi 27 février
Deuxième mise à l’eau, ça y est, on largue les amarres, direction le Canal de Martigues pour ressortir dans le Golfe de Fos. Premières émotions avec le mat qui semble bouger pas mal au rythme des petites vagues qui nous soulèvent, et slalom au milieu d’énormes pétroliers au mouillage un peu partout … difficile de garder le cap !!! Enfin, beau, temps, belle mer, tout va bien, on s’engage dans le Canal de Port St Louis qui rejoint le Rhône… Et là, horreur, malheur, le moteur fait entendre des bruits bizarres, soudaines baisses puis montées de régime, que se passe-t-il encore ? (Mais on bénit à nouveau notre petite étoile qui nous protège, car cela aurait très bien pu nous arriver une heure plus tôt, en plein milieu du Golfe…) On arrive tant bien que mal à Port St Louis sans faire caler le moteur, et on appelle au secours notre ami Bobby le mécano, qui va encore s’avérer une aide précieuse…

Jeudi 28 février

Nouvelle journée à terre, formation diesel par téléphone assurée magistralement par « Bobby les bons tuyaux »… L’entretien du moteur ayant bien été effectué, et l’ancien carburant ayant été pompé pour en mettre du neuf, on penche donc pour un problème de tuyau d’air bouché, qui va du réservoir vers l’extérieur (un petit trou sur le côté de la coque), ou l’air doit normalement circuler librement. On démonte le plancher de la coursive et le vaigrage sur le côté pour suivre ce tuyau… le bateau est sens dessus dessous… et effectivement le tuyau fait un coude très plié en 2 endroits, et il est carrément écrasé en dessous du plancher… Nouveau tuyau, plancher remonté, nous voilà prêts pour un nouveau départ demain… Nous en profitons pour discuter avec notre charmant voisin allemand qui a acheté son bateau en Hollande et a descendu tous les canaux de France pour se retrouver ici. Les petits trucs et astuces de ceux qui ont l’expérience, c’est toujours utile, même fournis en anglais !
Séance de démontage...
Vendredi 29 février
8h45 : passage sans problème de la petite écluse de Port St Louis pour rejoindre le Rhône tant convoité. On remonte enfin vers le nord… Mais quelques kilomètres plus loin, rebelote, le moteur s’emballe et toussote, mêmes symptômes qu’hier, la maladie n’est donc pas encore éradiquée !!! Ancre jetée sur les bords du Rhône, c’est parti pour 5 heures de nouvelle enquête et de démontage, car si ce n’est plus le circuit d’air, c’est forcément au niveau du circuit du carburant qu’il y a une crasse ! Finalement, l’inspecteur Gadget (Richard) découvrira, planqué sous les batteries un vieux filtre à carburant oublié, qui date de l’ancien moteur et qui n’a pas été viré du circuit… le fautif ! Système D, un bidon rempli d’essence où l’on relie l’arrivée et le retour gazole, de quoi nous pousser un peu plus loin… mais avec tout ce temps perdu, c’est donc de nuit que nous arrivons à Arles… On connaît la légendaire solidarité des marins, ce soir c’est Raymond qui est venu à notre secours pour nous accueillir sur les pontons…et nous offrir une boite de sardines si nous n’avions rien à manger (là je ne peux pas dire si c’est dû à la solidarité des marins ou à notre allure « romano »..)
Définition du Raymond :Le Raymond est un très sympathique septuagénaire vivant une partie de l’année sur son bateau Lady M et une autre partie du coté de Cuba et du Venezuela. En métropole, son temps est partagé entre aide à autrui, les ami(e)s et les visites culturelles de tous type. En Amérique centrale et notamment à Cuba, Raymond est un authentique héro de la révolution (si si j’vous jure ! il est même médaillé..) titre attribué grâce à ces actions d’aides auprès de la population. Une des spécialité du Raymond est la femme médecin (Ouf, Lydie est technicienne).

On n'est pas loin de la Camargue...
Samedi 1er mars
Après une nuit réparatrice c’est maintenant Yakayalé qui a besoin de quelques réparations... Dépose de l’ancien filtre à gasoil et raccordement de l’arrivée gasoil directement au réservoir (Temps de cuisson : 2h00 / Ingrédient : une scie, un collier de serrage et de la sueur... pour la sauce !). Le retour gasoil attendra la prochaine étape dans son bidon car c’est pas tout, mais on a de la route encore !!!
On démarre le moteur et nous voilà partis avec notre fameux trois mats fier comme un oiseau pour revenir aussitôt sur notre galère fière comme un manchot à notre point de départ : le retour gasoil a un débit plus rapide qu’on le pensait, le bidon se remplissait à vitesse grand V !Visite de la quincaillerie et de sa merveilleuse collection de « T » en cuivre pour l’achat de l’une de ces œuvres d’art qui serait du plus bel effet raccordée au réservoir avec l’évent d’air. Réparations et tests semblent corrects, départ prévu pour le lendemain.
Yakayalé à Arles
Dimanche 2 mars
Prêts pour découvrir le passage d’une écluse sur le Rhône, nous savions déjà que l’amarrage se fait sur bollard flottant mais ne sommes pas surs d’avoir la meilleure procédure pour l’amarrage. Heureusement, avant le départ on repère un héro de la révolution sur le même ponton que nous ... Viva la révolution ! Viva la Raymonlution ! qui devant nos interrogations décide de faire un brin de route avec nous jusqu' en Avignon afin de bien nous expliquer la meilleur méthode d’amarrage à l’écluse avec un voilier.

Superbe navigation ensoleillée en compagnie de Raymond qui restera dîner avec nous sur Yakayalé amarré au pied de la cité des Papes, juste à 100m du fameux pont où plus personne ne danse.

Le fameux pont d'Avignon, à proximité du port...
Lundi 3 mars
Raymond est reparti la veille au soir après le diner pour Arles… encore merci Raymond pour ta gentillesse et tout ton enseignement (y compris le bon plan des douches à l’œil au camping d’en face dont nous profitons ce matin), on gardera le contact !
Passage des l’écluses d’Avignon et Caderousse, puis comme toute les fins d’après midi de navigation, vient l’angoissante question : Ou crois tu qu’on va pouvoir s’amarrer ce soir ? Tiens, t’as vu la péniche, là, elle serait bien pour un amarrage à couple ! (rien à voir avec de l’échangisme, bande de cochons, il est juste question de l’amarrage sur un autre bateau..).
Adjugé, vendu, ce soir nous dormirons à St Etienne Des Sorts, à couple de Philomèna, où nous ferons la connaissance d’une partie de son équipage bipède et quadrupède… Un petit tour dans le village, histoire de s’approvisionner à l a cave coopérative du coin (Côtes du Rhône, bien sûr !) et la soirée se termine par un apéro sur Yakayalé avec Pascal et sa femme, du Philoména.

La péniche Philoména et ses gardiens...

Mardi 4 mars

Avant de repartir de bon matin, petit café sur le Philoména, ce qui nous permet d’admirer l’intérieur superbement aménagé par ses propriétaires, ça fait rêver ! On se donne rendez-vous cet été, lors de notre redescente du Rhône. Merci encore pour l’accueil ! Aujourd’hui, nous avons décidé d’avancer 60km au lieu des 40 habituels. Petit coup de speed pour le passage de l’écluse de Bollène, car un gros bateau de commerce arrivait derrière, l’éclusier sympa nous a tout de même fait passer en 20mn top chrono… Du coup, on a à peine eu le temps de s’angoisser car cette écluse était il y a encore quelques années la plus grande d’Europe (23m de dénivelé… on se sent tout petit !) Un coup de fil de Mr Météo (eh oui, les collègues aussi sont solidaires et nous rendent service – merci Alain) nous annonce que le mauvais temps nous attend… il ne croit pas si bien dire !!! Vers 14h30, alors que nous sommes au niveau du petit port de Viviers, de gros nuages menaçants sont devant nous, le vent se lève, et la pluie arrive. Ne sachant pas si nous trouverons à nous amarrer plus loin, on décide de s’arrêter là, même si l’arrivée est délicate. La manœuvre est périlleuse, mais on s’en sort avec brio, en évitant les zones où le niveau de l’eau est faible. Par contre, le port est fermé, les pontons flottants sont relevés, et on est obligés de s’amarrer contre une structure métallique qui risque à chaque instant d’abimer la coque. Notre Yakayalé entouré de bouées et de pneus protecteurs ressemblerait presque à une pub pour Michelin.

Ecluse de Bollène... On se sent tout petit !!!

Mercredi 5 mars

Ce que nous apprendrons à nos dépends pendant les prochains jours, c’est que quand le Mistral souffle, il s’installe pour 3, 6 où 9 jours. Comme disait Renaud, c’est le Mistral gagnant… nous sommes donc bloqués ici pour un petit moment, car avec des rafales de vent à 130km/h, et à contre-courant, c’est mission impossible ! Nous en profitons pour visiter Viviers, charmant petit village médiéval, mais nous n’osons pas nous éloigner trop longtemps du bateau, de peur de le retrouver fracassé contre le quai… On passe pas mal de temps à bord, avec 8° à bord, car port fermé = pas d’électricité = pas de chauffage ! C’est là que nous avons testé l’efficacité de nos sacs de couchage…

Le marteau, ou l'enclume ?

Jeudi 6 mars

Nouvelle journée à Viviers, le vent s’est un peu calmé, mais encore trop de courant sur le Rhône pour partir. On décide de prendre un bus pour aller jusqu’à Montélimar pour se renseigner sur les trains (car la fin des vacances approche) , s’acheter quelques habits plus chauds (car il va bien falloir reprendre le Rhône demain pour trouver un port digne de ce nom afin de mettre à l’abri notre Yakayalé), sans oublier une petite provision de nougat…Des coups de fils passés un peu partout nous ont appris qu’un petit port tout nouveau, tout beau s’est ouvert à 20 km de Viviers. Si nous avions su ça mardi, sans doute aurions nous fait 20km de plus en affrontant le début du vent et de la pluie…

ça souffle !!!

Mais on ne va tout de même pas se laisser abattre...


Vendredi 7 mars

C’est bien connu, les guerriers se lèvent à l’aube…Nous étions donc levés avant le soleil (bien avant, hein Richard !) mais le bateau était tellement amarré dans tous les sens qu’il nous a bien fallu une heure pour démêler tout ça ! Le moins qu’on puisse dire, c’est que le départ fut moins brillant que l’arrivée… Avec un vent qui nous repoussait contre le quai, un espace de manœuvre restreint dû au faible niveau de l’eau dans certaines parties du port, et les pontons relevés sur toute la longueur du quai qui nous gêne, ce qui devait arriver arriva, nous avons accroché le mat à l’arrière… Bilan : l’enrouleur foutu (nous devions de toute façon le changer) et le portique arrière bien tordu, sans compter que le mât est maintenant moins bien fixé. C’est donc avec le moral dans les chaussettes que nous nous élançons dans ce qui sera une longue journée de galère… Arrivés devant l’écluse, 2 bateaux de commerces nous passent devant le nez, environ 1 heure et demie d’attente, à faire des ronds dans l’eau (et dans le froid !) Nous passerons en même temps qu’une péniche de taille moyenne. L’avancée est ensuite pénible, le courant et le vent sont très forts, il y a même des petites vagues et on est copieusement arrosés. On se relaie tous les quarts d’heure à la barre tellement c’est dur … Enfin, Cruas est en vue… certains disent « Qui voit Groix voit sa croix », nous pensons maintenant « Qui voit Cruas voit sa croix »… L’entrée du port est minuscule, et perpendiculaire au vent, votre mission sera, si vous l’acceptez, de dépasser l’entrée, et tourner au bon moment , en visant les cailloux, pour que le courant qui nous dévie sur le côté vous amène pile au milieu de l’entrée… très rock’n’roll !!! Mais Lydie qui excelle d’habitude dans ce domaine (le rock !) laissera bravement sa place à la barre… (Surtout ne pas se planter 2 fois dans la journée !). Et Cap’tain Richard s’en sortira brillamment ! Sous les hourras des spectateurs ! En fait toutes les personnes présentes sur le port étaient là pour récupérer les amarres, et nous tirer au ponton, face au vent qui nous emportait… Merci les gars !!! On s’écroulera ensuite de fatigue, et seule une bonne douche nos débarrassera de ce stress accumulé (et accessoirement de la crasse des 3 derniers jours…)

Y'a d'la joie !!!
Samedi 8 mars
Journée de la femme, nous direz vous… eh bien non, chez les Thomas, le 8 mars c’est la journée du Capitaine (d’ailleurs depuis des années il se bat contre cette injustice, les bonnes femmes lui ont piqué sa journée !). C’est donc avec un petit déjeuner au lit que le Capitaine entamera sa 40ème année, il faut bien ça… surtout qu’aujourd’hui, no stress ! Juste les sacs à boucler avant d’abandonner notre brave Yakayalé, en sécurité, à 3 kilomètres… d’une centrale nucléaire !!! Mais il était dit que nous n’en avions pas fini avec les péripéties… Partis de Cruas en bus pour rejoindre Montélimar, nous avions 3 heures à attendre pour prendre notre train. Bon, un ciné pas loin de la gare, chouette il joue « les ch’tis », voilà de quoi occuper agréablement notre temps. Nous voilà donc confortablement installés pour pouvoir tranquillement nous reposer après la journée d’hier, le rideau se lève… mais en lieu et place du générique c’est une sonnerie d’alarme que nous entendons… « Veuillez quitter la salle, ceci est une alarme incendie… » Eh bien vous n’allez pas le croire, mais ils n’ont jamais réussi à réenclencher le système bien que ce soit une fausse alerte, et la séance a été annulée… Nous voilà donc à nouveau livrés à notre triste sort et à errer dans les rues avec les sacs au dos… Dommage que nous n’avons pas de photo de nous tellement notre épuisement devait se lire sur notre visage !!! Enfin, à 21h nous étions enfin rentrés à la maison, avec plein de bons et moins bons souvenirs à vous raconter… Quelle aventure !!!
La suite au prochain épisode !!!

Yakayalé en sécurité à Cruas